S'identifier - Contact

Le p'tit blanc sans col
Free your mind and your (gl)ass will follow...

Mercredi 17 Septembre 2014

Oléron, c'est trop l'églade !

(de moules)

 

En ce début septembre, Oléron portait si bien son surnom de "lumineuse"...

Après un été plus que maussade, les heureux vacanciers que nous étions, profitaient à fond des plages, marais salants et autres pistes cyclables, entourés d'heureux retraités et de quelques privilégiés qui, comme nous, avaient pu partir "hors saison"...

Les kite-surfeurs surfaient, les pêcheurs-à-pied pêchaient à pied, les flâneurs flânaient... Et nous, on était bien avec un verre de pineau en terrasse.
 

Je sais ce que vous vous dîtes : "salauds !", "odieux connard !", "fumiers de lapin !"... suivis de noms d'oiseaux, tremblotant : "Hé Hé Hé héron cendré !...", "Meu meu meu mouette rieuse !...", "Go go go goëland !..."

C'est bien compréhensible, je ne peux pas vous en vouloir. ;-)

Pour me faire pardonner, voici un florilège des bons plans "Miam & Glou" que nous avons déniché pendant notre séjour (ndlr : ce billet n'est en rien subventionné par l'Office de Tourisme Marennes-Oléron, c'est cadeau).

Commençons par le Glou.

Ici, nous sommes en aire d'appellation de Cognac, et plus précisément du cru "bois ordinaires", le moins "côté" des 6 terroirs de l'AOC. Produites sur des sols à dominante sablonneuse, vous découvrirez néanmoins des eaux-de-vie souvent plaisantes, qui vieillissent vite, plutôt légères et parfois iodées.

C'est aussi bien sûr, comme vu plus haut, le royaume du Pineau des Charentes, "vins de liqueur" élaboré à partir de moût de raisin et de Cognac. Qu'il soit jeune, vieux ou très vieux, il se décline dans les trois couleurs (blanc, rosé et rouge). Et, bien qu'il soit le plus souvent consommé à l'apéritif, on peut l'associer avec de très nombreux mets, de l'entrée au dessert.

Enfin, vous trouverez de quoi étancher votre soif (de connaissance) de sympathiques vins de pays charentais, à d'excellents rapport qualité-prix. Si les rouges ne m'ont pas enthousiasmés (euphémisme), les rosés, en revanche, et surtout les blancs nous ont procurés bien du plaisir avec poissons, fruits de mers et autres crustacés (tous frais débarqués du Port de la Cotinière) !

Découvert grâce au wineblog de Patrick Maclart, je m'empressai d'aller visiter le Domaine Favre & fils, considéré comme le meilleur sur l'île, certifié depuis peu en agriculture biologique (ce qui représente un sacré défi pour un vignoble de plus de 40 hectares situés à quelques mètres de l'océan atlantique), et surtout réputé pour ses pineaux, en particulier son vieux pineau "l'Insulaire".
 

Alors que l'AOC oblige à élever les pineaux au minimum 18 mois, la famille Favre fait vieillir les siens entre 36 mois pour les cuvées classiques (blanc, rosé et rouge) et 6 ans pour "l'Insulaire" (!).

Le Guide Hachette des Vins ne s'y trompe pas : "Teinté d'or à reflets ambrés, témoins d'un long vieillissement en fût, celui-ci développe au nez comme en bouche des arômes de fruits secs et de fruits confits. Agréablement fondu, le boisé vient en support d'une bouche charnue et puissante. On pourra profiter de cette bouteille sur une autre île... flottante, bien entendu".
 

 
Avec un superbe équilibre entre le fruit et les notes oxydatives, ils sont tous vraiment délicieux. Et à un rapport qualité-prix-plaisir, chers lecteurs, EX-CEP-TIO-NNELS ! Voyez plutôt, autour de 8 euros pour la gamme classique (bouteilles d'1 litre) et 11 euros pour l'Insulaire !
 
  
Tant qu'à parler de rapports qualité-prix de oufs, je vous laisse admirer les prix des vins de pays. Alors, évidemment, on n'est pas en face de "grands" vins, mais à ce tarif-là, c'est d'la balle, ma bonne dame ! Et comme j'aime à le répéter : "mieux vaut des vrais p'tits vins que des faux grands vins !".

Mention spéciale pour la cuvée "Péchapié" qui, comme son nom l'indique, ravira l'amateur de coquillages...
 
 
...et de crustacés.
 
Assemblage de colombard et de sauvignon, ça claque sur la langue, ça réveille les papilles, c'est tendu et iodé. On casse de la langoustine, et on se ressert !
 
 
Autre coup de coeur pour leur "rosé des perthuis", produit à partir de merlot et de cabernet franc. Un vrai rosé de soif, bien sec, pour les apéros sans fin et les barbeucs (et tout aussi à l'aise sur des produits de la mer) !

Malheureusement (ou tant mieux pour eux), inutile de courir chez votre caviste préféré pour faire le plein, puisque 95% est vendu directement au caveau. Les 5% restants chez quelques revendeurs et restaurateurs du coin. C'est terrible, vous allez être obligé de passer vos prochaines vacances sur Oléron. Trop dur, la vie.

Passons à présent au Miam.
 

Hormis les huîtres (label rouge) IGP Marennes-Oléron, il serait fort dommageable de ne pas goûter à la spécialité locale, j'ai nommée l'églade de moules !
 

Cuites à l'étouffée avec des aiguilles de pin, les moules se dégustent accompagnées de pain, de beurre salée et évidemment d'un coup de blanc ! (Attention, pensez à réserver !)

Et pour vos dîners en amoureux, voici deux adresses que nous avons particulièrement appréciées, qui proposent une cuisine à base de produits frais, locaux et de saison. Et évidemment une belle carte de vins (pas bête, la mouette) !
 
La Fleur de Thym à Saint-Denis d'Oléron.
 






Clos Saint-André de Jérémie Mourat (100% chenin).
Ouh, ça déboîte, ça !...
Il y avait vraiment des vins d'enfer en Vendée.

Et surtout le Relais des Salines, à Grand-Village (ndlr : qui a comme devise : "qui sort du troquet doit rester à quai").



Filets de maigre aux pleurottes... A se damner !...



Cappucino de moules aux magrets de canard fumé...
et un Menetou-Salon de M'sieur Minchin !
 
Finalement, je vais peut-être changer de métier et postuler chez GéoGuide...

 
 
 


Mots-clés : , , , , , , , , , , , , ,

Eric Leblanc - 18:26 - rubrique Du Miam et du Glou ! - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 85 fois

Mardi 16 Septembre 2014

Un grand Bourgogne oublié

Ce matin, j'aurais pu vous parler de Vinobusiness, le documentaire "choc" d'Isabelle Saporta diffusé hier soir sur France 3, qui a déclenché des réactions vives, multiples et variées ces dernières semaines sur les réseaux sociaux et dans la presse, c'est le moins qu'on puisse dire !

Insister sur le fait qu'elle y soulève des questions éminemment importantes (usages des pesticides, réalité des pratiques oenologiques "modernes", prix du foncier, spéculation, scandale du nouveaux classement de Saint-Emilion...), vous dire que je me rejouis qu'un documentaire comme celui-ci passe sur une chaîne publique en prime time, que ça fait plaisir d'entendre les propos d'un Techer ou d'un Derain, mais que je lui reproche clairement des approximations voire des erreurs manifestes (les statistiques existent... s'appuyer sur des faits objectifs, ça s'appelle de la rigueur journalistique... du coup, ça affaiblit grandement le propos...), que je déplore les généralités énoncées sur le Bordelais (enfin, la Rive Droite, et encore...) et la Bourgogne (à partir uniquement du témoignage de Derain... il ne faudrait pas croire que tout le monde bosse comme lui en Côtes de Beaune... hum !...), que le fait de résumer le "vinobusiness" uniquement à ces deux régions viticoles est réducteur, que le double-jeu de certaines personnes interviewées me fait doucement rigoler, que je regrette son attitude hyper agressive lors du débat qui s'en est suivi, qui ne fait en rien avancer ses idées et ne contribue qu'à la décrédibiliser un peu plus auprès de ses détracteurs...

Bref, j'aurais pu vous en parler en long, en large et en travers, mais comme d'autres l'ont fait bien mieux avant moi, je vous invite à lire les critiques qui me paraissent les plus pertinentes :

- sur le blog de Miss Glouglou
- sur le blog Idées Liquides et Solides ICI et ICI
- sur le blog de Reignac
- sur le blog d'Abistodenas
- sur le blog La Pinardothek

Et surtout de le voir, si ce n'est déjà le cas, et de vous faire votre propre opinion !

Ceci étant dit, je vais plutôt vous parler d'une super BD à découvrir d'urgence. Si vous êtes amoureux comme moi des vins bourguignons, vous allez kiffer. Si vous n'avez pas encore franchi le pas de découvrir ce mythique vignoble aux incroyables facettes, ça vous démangera le tire-bouchon...
 

 
"L'histoire d'un terroir bourguignon recouvert de forêts et d'une bouteille mystère qui pourrait bien le faire revivre..."
 
Propriétaire d'un domaine, Manu a une obsession, comme son père avant lui : faire un grand vin. C'est pour ça qu'il loue la parcelle du clos de la Mollepierre, convaincu q'un grand terroir a été oublié sur cette hauteur de Cruzille, dans le Mâconnais. Aujourd'hui, le rêve de Manu prend forme, le clos est à vendre.

C'est alors qu'un ami de Manu trouve un lot de bouteilles anciennes sans étiquette, hormis une belle inconnue née en 1959. A la dégustation, l'émotion de Manu est énorme. C'est le plus grand vin qu'il ait jamais bu. Manu a une évidence qui tourne à l'obsession : il doit retrouver ce que contenait cette bouteille !


C'est avec les pieds de vigne qui ont permis ce prodige qu'il veut replanter la Mollepierre, en l'honneur de son père disparu. Commence alors plus qu'une enquête, une quête vitale...


Tel est le pitch de cette bande dessinée que je vous invite à déguster sans modération ! 
 
En premier lieu parce que graphiquement, le dessin de Boris Guilloteau tient sacrément la route (ce qui est loint d'être le cas des nombreuses BD liées au monde du vin qui sont sortis récemment... la BD, c'est d'abord un plaisir des yeux, non ?). Belle mise en scène, le rythme de la narration est vraiment sympa, c'est péchu et (très) souvent drôle.

L'amateur retrouvera avec plaisir des noms connus du monde du vin, transformés en personnages truculents et attachants par Hervé Richez, que ce soit bien sûr son personnage principal Manu Guillot (Domaine Guillot-Broux), les cavistes Bruno Quenioux (PhiloVino) et Georges Dos Santos (la scène chez Antic Wine est formidable !), que les confères vignerons comme Cécile Tremblay, Jean-Louis Trapet ou Bruno Clavelier.

Et bien sûr les honorables "légendes" de la Côte de Nuits que sont Jean Trapet, Bernard Michelot et Jean Mongeart.


A partir de faits réels (le clos de la Mollepierre existe réellement, tout comme la bouteille "mystère", etc.), Manu Guillot et Hervé Richez ont su tisser une intrigue qui fonctionne vraiment bien. L'attachement à la terre, l'importance en Bourgogne de la notion de climat (consubstancielle, oserais-je dire de ce vignoble), la transmission générationnelle sont autant de thèmes abordés dans ces pages.

Et surtout, ça parle de l'amour du vin, du plaisir de boire des canons (mentions spéciales pour les scènes de dégustation) tout en étant didactique et ça, en cette période d'hygiénisme, c'est bien l'essentiel !

Une BD donc, à ranger dans sa bibliothèque, bien calée entre :
 

Les Ignorants
,
d'Etienne Davodeau (Futuropolis)

et
 
Mimi, Fifi et Glouglou, de Michel Tolmer (Les éditions de l'épure)

 


Mots-clés : , , , , , , , , ,

Eric Leblanc - 12:11 - rubrique Litres et Ratures - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 286 fois

Jeudi 11 Septembre 2014

Calvados Pays d'Auge vs Calvados Domfrontais

Pourquoi choisir ?...

En week-end à Honfleur, je profitais de ce séjour dans le Calvados pour compléter ma cave personnelle de spiriteux... en allant dénicher un "calva" de derrière les fagots !

Plutôt que d'engraisser inutilement un vendeur de souvenirs, qui s'y connaîtrait autant en Calvados que moi en physique quantique, je décidai de trouver un sympathique et qualifié confrère qui saurait me conseiller au mieux. Bref, quand on veut de la qualité et du conseil, on va chez un caviste !

Flânant dans les ruelles de cette charmande bourgade avec ma belle, v'là t'y pas que nous tombons sur cette échoppe.
 

 
Ouais, un caviste indépendant branché vins naturels (et pas que franchouillards puisqu'il y avait même du Rosso di Montalcino de Fonterenza), tenu par un couple très sympa !

Extraits de leur site internet :

"La Feuille de Vigne, c’est d’abord une rencontre entre un homme qui aimait le vin et une femme qui aimait les livres. En mai 1994, Régine Lehuger et Hervé Lestage mêlent leurs passions en ouvrant leur premier magasin à Honfleur “cave à vins-livres anciens". Ainsi naquit La Feuille de Vigne. Aujourd’hui, un mariage et trois enfants plus tard, les livres se sont éclipsés de la boutique pour mieux rester dans leur coeur. La nourriture spirituelle a doucement laissé sa place à la nourriture terrestre qui se conjugue au gré des rencontres".

C'est Régine qui nous accueille, et qui nous présente leur large gamme de Calvados. Il y en a pour tous les goûts, de tous les âges et pour toutes les bourses... Après moultes tergiversations, et plutôt que de prendre une bouteille, nous décidons de craquer pour 2 bouteilles de 35cl, du Pays d'Auge et du Domfrontais.

Car oui, cher lecteur, cher lectrice, il n'existe pas un, non pas deux, mais bien 3 types de cette eau de vie produite à partir de la distillation de cidre !
 

A la création de l'AOC en 1942, trois appellations sont ainsi créés afin de distinguer des produits à la typicité bien marquée, issus de terroirs et de modes d'élaborations différents :
  • le "Calvados Pays d’Auge" (près de 1/4 de la production) est issu de terres argilo-calcaires, et produit par une double distillation (comme un Cognac) dans un alambic à repasse.
  • le "Calvados Domfrontais" (environ 1%) a pour origine les sols schisteux et granitiques du massif armoricain, plus humides, souvent plantés de poiriers. Les poires à poiré composent d’ailleurs au moins 30% des fruits à cidre brassés pour obtenir le cidre à distiller. Ce calvados est obtenu par simple distillation (comme un Armagnac) dans un alambic à colonne.
  • le "Calvados" (3/4 du volume) produit dans les autres parties de la zone AOC n’est pas contraint par un mode de distillation imposé. Toutefois, il est produit essentiellement par simple distillation, au moyen d’un alambic à colonne.
Le processus de vieillissement

Le Calvados vieillit en fût de chêne très sec. Le contact du bois lui communique les éléments nécessaires à son parfait épanouissement, les matières uniques du chêne lui procurant robe et structure. Ensuite, à travers de savants échanges entre l’air et l’eau-de-vie, le Calvados acquerra finesse, rondeur et plénitude. Ses arômes vont s’exhaler, sa couleur s’accentuer, passant du doré à un ambré de plus en plus profond. C’est là l’univers du maître de chais qui, tel un alchimiste, procède à de savants assemblages en associant des eaux-de-vie d’âges différents. Chaque Calvados a donc sa personnalité, sa complexité, son tempérament.

Comment lire l'âge d'un Calvados ?

  • 2 ans minimum de vieillissement : "Fine", "Trois étoiles", "Trois pommes", "VS, Very Special"
  • 3 ans minimum de vieillissement : "Vieux", "Réserve"
  • 4 ans minimum de vieillissement : "V.O., Very Old", "Vieille Réserve", "VSOP, Very Superior Old Pale"
  • 6 ans minimum de vieillissement : "Extra", "XO", "Napoléon", "Hors d'Age", "Très Veille Réserve", "Très Vieux"

L'âge annoncé sur une bouteille de Calvados correspond à l'âge de la plus jeune eau-de-vie rentrant dans sa composition. Un Calvados de 20 ans d'âge peut comporter des eaux-de-vie de 40 ou 50 ans mais rien qui n'ait moins de 20 ans. Un Calvados "millésimé" (ex : 1980) nous indique une année de référence, issu d'une seule année de récolte et d'une seule et même distillation et non pas de la durée de vieillissement.


Calvados Pays d'Auge 12 ans - Adrien Camut :

Ce Calvados a vielli dans des fûts de grosses contenances, rempli uniquement aux deux tiers pour laisser une grande surface à l'air. De ce fait, la "part des anges" (évaporation de l'alcool) est importante (5% par an).

A l'oeil il présente une couleur ambrée. Au nez, il révèle les arômes de pommes généralement présents pour le 6 ans d'âge. Ce Calvados se distingue par une rondeur remarquable pour une calvados de cet âge et se caractérise par bonne longueur en bouche. Calvados sans sucre, sans colorants ni filtration par le froid produit par l'une des maisons emblématiques de l'appellation (depuis 6 générations).

"Quarante-cinq hectares de pommiers hautes-tiges sont entretenus dans la plus pure tradition et de manière complètement biologique. L'entretien de l'herbe sous les pommiers et l'apport d'engrais est exlusivement effectués par les bovins qui paissent durant huit mois avant la récolte. Une trentaine de variétés de pommes assurent une complexité et un équilibre au jus de pomme. Une majorité sont douces amères et leur différences de maturité permet d'étaler la récolte de début octobre à fin décembre.

Seules les variété très anciennes et rustiques sont perpétuées, sélectionnées pour leurs qualités et non pour leur rendement. En effet, dans la nature, la qualité se mérite. Elle est rarement de paire avec la facilité : rendement très faible, mise à fruit supérieure à vingt années, maturité très tardive, alternance importante (le pommier ne donne des fruits qu'une année sur deux). La famille CAMUT possède sa propre pépinière et font eux-même l'écussonnage et le greffage, ce qui leur permet un contrôle parfait des variétés.Tous les ans au mois de mars, ils replantent une centaine de pommiers.

Le ramassage des pommes s'effectue maintenant de manière mécanique, pommier par pommier, une fois toutes les pommes tombées au sol sur un tapis d'herbe. Le pressurage s'effectue dans un pressoir pneumatique Bücher; le rendement est d'environ 65%. Le jus de pomme obtenu est stocké dans des tonnes sous bois où la fermentation va lentement transformer les sucres en alcool de manière naturelle, sans aucun apport de ferments artificiels.

Le cidre qui titre 5 à 6° va ainsi rester sur sa lie jusqu'au mois de septembre pour la  distillation, comme le veut la tradition en Normandie depuis des siècles. Malheureusement, on voit régulièrement aujourd'hui des cidres distillés quelques semaines seulement après la récolte. La famille CAMUT attache beaucoup d'importance à cette phase de concentration du produit et des arômes.

La distillation s'effectue sur place, dans des alambics de type Charentais à double distillation et chauffés au bois de pommiers. Leurs alambics sont un peu particuliers car issus d'un brevet déposé dans les années 70 par Adrien CAMUT lui même. Cette distillation se fait très lentement et donne au produit une spécificité hors norme avec réduction directement dans l'alambic pour que les molécules d'eau et d'alcool fusionnent parfaitement.  Après ce long travail, environ 6 semaines, 24 heures sur 24, l'eau de vie obtenue va devenir "Calvados" après 6 ans minimum dans de gros foudres en chêne. Les premières années, un travail important d'aération permet d'évacuer les Ethers et autres alcools volatils". (source : www.produits-normandie.fr)

Calvados Donfrontais Hors d'Âge - Frédéric et Catherine Pacory :

Ce Calvados fermier hors d'âge (7 à 10 ans) est très équilibré. Il se révèle fruité (sur la poire, bien sûr, car il en comporte une très grande proportion) avec déjà quelques belles années de vieillissement en cave, et se distingue par une belle puissance en bouche.

Ce Calvados Domfrontais a été récompensé dans de nombreux concours, un calvados qui fait la fierté de Frédéric et Catherine Pacory de la Ferme des Grimaux.

"Depuis le début du XVIIIe siècle, les Pacory sont paysans dans le Domfrontais. Comme tous les paysans de ce bocage, ils transforment pommes et poires en cidre, poiré et calvados, parallèlement à des activités d’élevage. La ferme des Grimaux est exploitée par la famille Pacory depuis 1939. En 1959, face à l’extension de l’agriculture intensive, le père, Claude Pacory, a décidé de privilégier et perfectionner la production de calvados. La commercialisation en bouteilles a alors commencé. De nombreux prix sont venus récompenser ce travail.

En 1986, Catherine et Fréderic Pacory reprennent l’exploitation et continuent l’œuvre de Claude. En analysant le potentiel des diverses variétés du verger, en utilisant des techniques plus performantes, ils ont affiné la qualité et la diversité de leurs produits. Cette qualité a été reconnue, et leurs produits bénéficient de plusieurs appellations d’origine contrôlée, en particulier Calvados Domfrontais AOC et Poiré Domfront AOC. Le domaine des Grimaux s’étend sur 90 ha. Il compte 700 poiriers hautes tiges et 400 pommiers hautes tiges.

Aujourd’hui la famille Pacory produisent, en plus de fabuleux calvados, des jus de pommes et de poires, du cidre, du poiré, sans oublier deux apéritifs : le traditionnel Pommeau de Normandie (également en AOC) et une spécialité du domaine, le Grim’de Poire.

Chez les Pacory, les moûts qui seront distillés sont particulièrement riches en poires et peuvent comporter, selon les années, 50 % à 80 %  de poiré, avec le reste en cidre, alors que le cahier des charges AOC Calvados Domfrontais n'impose que 30% de poires. C'est en partie cette forte proportion de poires qui donne toute leur particularité aux Calvados Domfrontais de Frédéric et Catherine Pacory.

Enfin, pour conserver ce fruité unique où domine la poire, la famille Pacory vieillit ses Calvados Domfrontais dans de petits fûts de chêne anciens, les eaux-de-vie bénéficient des arômes et du fruité des vieilles eaux-de-vie ayant séjournées précédemment dans ces fûts. Le savoir-faire familial et l'art des assemblages viendront finaliser ce long processus de fabrication pour arriver aux résultats que l'on connaît". (source : www.produits-normandie.fr)
 

Comme vous le voyez, ces deux calvados ont un mode de fabrication et des caractéristiques organoleptiques bien différentes. Alors, pourquoi choisir ?

Et après une bonne ballade en bord de mer, faîtes comme nous et allez partager quelques verres de vin accompagnés d'une cuisine gourmande au Bacaretto, le bar à vin ouvert par Régine et Hervé !

 


 




 
Merci encore à Régine et Hervé pour leur accueil et leurs conseils,
et bon vent à eux !

 


Mots-clés : , , , , , , , , ,

Eric Leblanc - 10:51 - rubrique Chroniques spiritueuses - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 93 fois

Lundi 08 Septembre 2014

Les Fous tirent leur révérence...

Adieu les Funambules... bonjour au Domaine Vallée Moray !

Il y a quelques mois, j'apprenais, attristé, la fin de l'aventure des deux "fous" de Montlouis, Valérye Mordelet et Jean-Daniel Kloecklé, sur le blog du domaine :

"Il était une fois... deux Fous qui avait l’énorme envie de produire leur propre vin, d’arpenter leurs vignes de janvier à septembre…

Ils s’étaient rencontrés sur les bancs de l’école, au cœur de la magnifique Bourgogne. BTS viti/oeno en poche, après avoir travaillé quelques années sur place, ils avaient auguré leur tour de France. Et pendant neuf  mois, ils étaient allés à la rencontre d’autres vignerons, avaient glané des mots et des images, découvert de belles expériences, du Languedoc au Jura.

Et puis… ce sont les terres de Loire qui ont accueilli les deux Fous. Il y pousse le Roi Chenin, au sein d’une appellation de vin blanc, petite par la taille, mais grande par l’ambition. Sans un sou en poche, le regard accroché à leur étoile, arc boutés sur leur volonté de réussir, ils ont bourlingué, trimé, rêvé, échoué, sont repartis. A cœur vaillant…

Le chemin parcouru fût ardu, lumineux, terrible, merveilleux. Les rencontres formatrices, dures, surprenantes, chaleureuses. Les sécateurs bruissaient, la cave bouillonnait en septembre. Les mises en bouteilles, les kilomètres sur les routes, tout s’est enchainé… pendant 10 ans.

Et puis,  2012. Gel, pluie, mildiou, pluie, pourriture. 80 % de la récolte en moins dans la cave. Déjà pas très garnie. Ce fût dur. Montlouis souffrait. Toute l’appellation. Chacun s’est accroché. Le vigneron est par nature un pudique pragmatique optimiste. Pas le choix. Philosophe aussi. Les Fous pleuraient en silence. L’optimisme, c’est de se dire que 2013 sera forcément meilleur. Que tout va repartir. Juste un mauvais moment à passer.

Printemps 2013 : gel. Là encore les visages s’allongent et se durcissent. Les vignerons savent que la vigne est une plante surprenante. Elle va repartir, tardivement, certes, mais elle va donner des fruits. On rentre la tête dans les épaules, la campagne avance. Faut tenir, travailler, bichonner des ceps à moitié vides, que l’on surveille jour après jour, coûte que coûte.

Avant les vendanges, faire le point, parcelle après parcelle. Ça ne mûrit pas. Ça ne passe pas. Pas assez de volume. Et pas question de s’endetter, encore et encore, pour pouvoir acheter des raisins. La raison veut que les Fous soient raisonnables.

2013. Pas de vendangeurs dans les vignes. Ce n’est plus de la tristesse à ce niveau là. Les raisins sont achetés par des collègues. Il n’y aura jamais de millésime 2013 aux Loges de la Folie".

Durant ma formation au Lycée Viticole d'Amboise, Valérye et Jean-Daniel avait eu la gentillesse de m'accueillir en stage, durant lequel j'ai appris beaucoup de choses. Je tiens à les remercier sincèrement.

Les connaissant donc bien et étant évidemment grand amateur de leurs vins, j'eus bien sûr une pensée solidaire pour ces deux funambules dans l'adversité... et dégustais ma dernière bouteille de Nef des Fous 1/2 sec 2008. Un très grand vin, l'un des plus beaux qu'ils aient produits.

Ces derniers mois, les deux fous les ont passés à tenter d'honorer leurs dettes et trouver un repreneur :

"Nous nous sommes battus comme des diables pour éviter la liquidation judiciaire. De découragement en nuits blanches, de rebondissements en désillusions, nous finissons tous deux cette aventure de 10 ans, déplumés, mais la tête haute. Car nous rembourserons tous nos créanciers et partenaires. A qui nous souhaitons adresser un grand merci pour leur gentillesse, leur confiance et leur patience".

Depuis, Valérye est partie s'installer en Gironde, et a créé Nomad'Home'Office afin de proposer aux viticulteurs des prestation de services en commercialisation, communication et développement d'événements touristiques.

Jean-Daniel, quant à lui, reste sur le domaine, qui a trouvé un repreneur privé. A présent salarié, il continue à assurer le suivi du vignoble et les vinifications. Au printemps prochain, vous pourrez donc découvrir les premières cuvées du tout nouveau domaine baptisé "Vallée Moray" !

Pourquoi Vallée Moray ? Et bien, le domaine est situé à proximité de la rue de la Vallée Moret. Jean-Daniel a voulu changer l'orthographe en clin d'oeil au site de Moray au Pérou, ancien centre de recherche agricole inca.

Voilà pour l'anecdote. Autre information d'importance, le domaine passe de 7 ha à presque 10 ha (toujours cultivés en agriculture biologique), avec l'ajout d'une parcelle d'un seul tenant comprenant des vignes de chenin, de gamay, de pinot noir et de côt.

A priori, le domaine proposera une gamme plus resserée que précédemment. Jean-Daniel pense produire :

  • une cuvée de bulles
  • un blanc sec de printemps élevé en cuve
  • un blanc sec de garde élevé en fût
  • un blanc 1/2 sec de garde élevé en fût
  • un rouge de soif à base majoritairement de gamay
  • un rouge 100% pinot noir élevé en fût
  • un rouge 100% côt élevé en fût
Et évidemment des cuvées de moelleux et de liquoreux lors des millésimes "qui vont bien" !
 
Pour les amateurs des vins de Valérye et Jean-Daniel, sachez qu'il reste quelques (j'ai bien dit, "quelques") flacons au domaine. Vous pouvez contacter pour cela Jean-Daniel au 06 61 94 85 28. Il n'y en aura pas pour tout le monde !

Moi, c'est déjà fait. ;-)


 
J'adresse mes amitiés à Valérye et Jean-Daniel et tous mes encouragements pour leurs nouvelles aventures respectives !

Et encore merci pour tout.

J'en profite pour avoir une pensée pour tous les vignerons touchés par les intempéries. Partout en France, des domaines sont exsangues. Vigneron, c'est bien plus qu'un métier. Parfois, cela peut être un véritable sacerdoce, bien loin des images idylliques que peuvent en avoir certain. Je leur souhaite du courage et des bonnes vendanges 2014 ! Puissent-elles être généreuses et qualitatives !

 


Mots-clés : , , ,

Eric Leblanc - 17:00 - rubrique Chroniques bachiques - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 413 fois

Vendredi 29 Août 2014

Vendredi du Vin #68 : Vin de Jeune

De la nécessaire éducation du goût des jeunes...

Ce mois-ci, Nathalie Merceron du blog Saveur Passion nous invite à plancher sur le thème "Vin de Jeune" :

"Pour ces VdV #68, j'enfourche donc un cheval de bataille qui m'est cher, juste avant la rentrée scolaire-universitaire : quelle intitiation au vin ? Quel vin faire déguster, dans quelle circonstances, quelle appellation "facile" ou chouchou, quel type de vin, quelle couleur, chez quel vigneron, et comment... ? Quel vin pour un jeune ? Ou quel "vin de jeune" ?..."

L'occasion pour moi de partager avec vous une chouette expérience menée en 2013 avec un club d'oenologie étudiant. Son président, client de la cave dans laquelle je travaillais, m'avait proposé d'animer des "conférences oenologiques" à la faculté. Enthousiaste, j'avais évidemment répondu par l'affirmative, tant il me paraît indispensable d'éduquer au goût et au "bien boire" (de façon hédoniste et raisonnable, à l'inverse du "binge drinking") les adultes en devenir que sont les étudiants.

J'ai eu le plaisir d'animer 3 soirées, dont les 2 premières dans un amphithéâtre devant 60 à 80 personnes (je vous prie de croire que c'est pas la même dynamique qu'organiser une dégustation pour 12 personnes, la première fois, ça fait drôle...). La 3ème s'était déroulé dans un bar/resto, en présence d'un vigneron invité, dont je vous parlerai ensuite.

Deux constats me sautèrent aux yeux, le premier préoccupant, le second source d'espoir :

1) une très grande majorité n'avait AUCUNE culture du vin, n'en avait bu que rarement en famille et n'était jamais allé chez un caviste. Ils n'en buvaient que très rarement (encore plus rarement du bon) et étaient souvent un peu complexés et perdus vis-à-vis des multiples appellations, cépages, etc., sans parler des nombreuses idées reçues (qui ne sont pas l'apanage des jeunes dégustateurs, d'ailleurs !...).

2) pour peu de s'y prendre intelligemment et de rendre les choses ludiques, les étudiants manifestaient un très grand intérêt, beaucoup de curiosité et une large ouverture d'esprit.

Disons-le tout net, la consommation de vin en France baisse inexorablement depuis les années 60. Or, que se passera-t-il dans 20 ans, si nous autres, professionnels du vin (caviste, sommelier, etc.), nous ne faisons rien aujourd'hui pour sensibiliser les jeunes ?... Dans ce cas-là, je vous prédis une disparition progressive du métier de caviste, une bonne vieille crise agricole et une filière tirée avant tout par l'export (si l'on ne se fait pas trop bouffer d'ici là nos parts de marché par les autres pays producteurs)...

D'où la nécessaire sensibilisation aux plaisirs du vin des jeunes adultes !

Mais reprenons.

Lors de la première séance, j'avais commencé, de mémoire, par une initiation à la dégustation avec une bulle, un blanc sec, un rosé, un jeune rouge léger, un vieux rouge structuré et un blanc moelleux. Evidemment dans une gamme de prix raisonnables pour la bourse d'un étudiant moyen (pour bien leur prouver qu'ils pouvaient trouver chez un caviste de très bons vins sans forcément mettre des fortunes...).

Puis, une deuxième séance consacré à la Champagne, pour tenter de leur montrer que 1) le champagne est un vin 2) il en existe une très grande diversité. 3) mais pourquoi tout le monde a gloussé (surtout les jeunes demoiselles) quand j'ai parlé de remuage et de dégorgement ?...

La dernière soirée fût l'occasion d'une rencontre avec Louis-Marie TEISSERENC du Domaine de l'Arjolle (IGP Côtes de Thongues, dans l'Hérault). Car, dans cette transmission de la passion et des savoirs, rien de mieux qu'une rencontre avec un vigneron !


Ce fût une soirée mémorable, à tout égard. Une affluence record, une grande curiosité de la part des étudiants, une super ambiance, des accords mets & vins superbes !
 


La Méridienne, assemblage improbable de sauvigon, viognier et muscat petits grains...

Le truc bien avec les vins de l'Arjolle, c'est qu'ils sont ludiques et souvent iconoclastes (rosé vieilli en fût, moelleux à base de muscat petits grains, vin de voile à base de chardonnay, assemblages improbables, seul domaine français à produire un 100% zinfandel...).
 


Z de l'Arjolle, 100% zinfandel...

Et comme Louis-Marie est une homme charmant et très pédagogue, le courant passa d'entrée de jeu avec l'auditoire.


La Lyre, vendange tardive de muscat petits grains...





Non, l'éducation populaire n'est pas morte...

 
 Crédits photos : Cénacle
 
 


Mots-clés : , ,

Eric Leblanc - 00:01 - rubrique Vendredis du Vin - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 141 fois

Mercredi 20 Août 2014

Chenonceaux , son château... et ses vins !

Chenonceaux...

Vous connaissez, sans nul doute, cette charmante commune de l'est de l'Indre-et-Loire pour son fameux château qui enjambe majestueusement le Cher...

Mais connaissez-vous les vins qui sont produits sur les coteaux environnants ?
 

"Je ne sais quoi d'une suavité singulière et d'une aristocratique sérénité transpire au Château de Chenonceau" écrivait Gustave Flaubert en 1881.

Tout juste 130 années plus tard, en 2011 donc, cette formule pourrait être reprise pour caractériser les vins de l'AOC Touraine-Chenonceaux nouvellement créée, fruit d'un long travail de sélection des meilleurs terroirs entre les vignerons et l'INAO.

Dans la grande famille de l’AOC Touraine, c'est la petite dernière ! Cette nouvelle appellation couvre 27 communes situées de part et d’autres du Cher, et produit des vins blancs et rouges sur des sols concentrés sur les hauts des pentes et composés de calcaires, d’argiles à silex (aussi appelé "perruches" localement) ou de pierres siliceuses.

Les cépages sauvignon blanc et gris sont utilisés pour les blancs. Côté rouge, le cépage côt est dominant puisqu'il rentre à 50% minimum dans l'assemblage (associé au cabernet franc). Les rendements maximum pour les blancs sont de 60 hl/ha et de 55 hl/ha pour les rouges. Les blancs doivent être élevés sur lies fines au minimum jusqu’au 30 avril suivant la récolte et les rouges jusqu’au 31 août.

En 2011, 17 hectares de blanc et 19 hectares de rouges furent revendiqués par les 18 vignerons engagés dans la démarche (aujourd'hui au nombre de 29).

L’AOC Touraine compte donc désormais six dénominations géographiques, chacune étant bien spécifique : Touraine-Amboise, Touraine-Azay-le-Rideau, Touraine-Mesland, Touraine-Noble-Joué, Touraine-Chenonceaux et Touraine-Oisly.

Les rouges, de bonne garde, dévoilent de subtils arômes de fruits noirs et accompagneront volontiers les viandes rouges, les gibiers et des viandes délicates comme le veau.

Quant au blanc, ils révèlent des arômes de fruits mûrs surtout marqués par les agrumes, la poire, l'abricot voire par les fruits exotiques. Amples et gras en bouche, ils s'épanouiront harmonieusement sur plusieurs années. Tel est le cas de ce Touraine-Chenonceaux blanc produit par le Domaine de la Renaudie.



A déguster sur un tartare de saumon, des sushis, des poissons de rivière (sandre, truite...), des fromages de chèvre du Val de Loire, des viandes blanches, des tajines, de la cuisine indienne...
 
Le Domaine de la Renaudie, c'est avant tout la rencontre de deux passionnés : elle oenologue et lui vigneron. Ce domaine familial se situe sur la rive gauche du Cher sur une quarantaine d'hectares plantés sur des sols pauvres et peu profonds, conduits selon le cahier des charges Terra Vitis.

Parmi les fers de lance de cette nouvelle appellation, c'est un domaine qui propose une large gamme de vins à d'excellents rapports qualité-prix, que je vous recommande vivement.




Pour en savoir plus sur l'AOC Touraine-Chenonceaux,
rendez-vous sur le site du syndicat.

 


Mots-clés : , ,

Eric Leblanc - 09:59 - rubrique Chroniques bachiques - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 168 fois

Plus d'articles :