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Le p'tit blanc sans col
Free your mind and your (gl)ass will follow...

Lundi 10 Novembre 2014

Salon des Vignerons Indépendants LILLE 2014

Les coups de coeur du P'tit Blanc sans Col !

 
 
Le Salon des Vins des Vignerons Indépendants de Lille aura lieu du 14 au 17 novembre 2014 au Grand Palais (Hall Paris/Bruxelles).

Pour bien préparer votre visite, Le P'tit Blanc sans Col vous livre ses coups de coeur. J'ai sélectionné pour vous quelques domaines par grandes régions viticoles (comme répertoriées sur leur site Internet), que je vous conseille chaudement de découvrir. Il va sans dire que cette liste ne prétend en rien à l'exhaustivité (je ne connais qu'une petite partie des vignerons présents), sans même parler de son caractèrement totalement subjectif (puisqu'il s'agit évidemment de mes goûts).

Alsace - Est :
Domaine Mittnacht Frères (AB) - B10
Alsace, Alsace Grand Cru, Crémant d'Alsace

Bordelais - Aquitaine : 
Vignobles Rousseau (Terra Vitis) - F24
Bordeaux Supérieur, Lussac Saint-Emilion, Lalande de Pomerol

Bourgogne - Beaujolais :
Domaine Bertrand Machard de Gramont - D32
Nuits-Saint-Georges, Vosne-Romanée, Bourgogne

Domaine Sorin-Coquard - D17
Bourgogne Côtes d'Auxerre, Aligoté, Saint-Bris

Cognac - Charentes :
Cognac Paul Giraud - C44

Savoie - Jura :
Domaine Jacques Tissot - D34
Arbois, Arbois-Pupillin et Côtes du Jura

Domaine de la Pinte (AB) - D28
Arbois, Arbois-Pupillin, Crémant du Jura, Macvin

Languedoc-Roussillon : 
Domaine des Homs (AB) - E32
Minervois

Mas de Daumas Gassac - H13
Vin de Pays de l'Hérault

Mas Amiel - C55
Maury, Côtes du Roussillon 

Domaine Gardiès (AB) - F51
Côtes du Roussillon, Rivesaltes, Muscat de Rivesaltes

Domaine Cazes (AB) - D48
Rivesaltes, Muscat de Rivesaltes, Côtes du Roussillon 

Provence - Corse :
Château Henri Bonnaud (AB) - H25
Palette

Domaine Leccia (AB) - C46
Corse et Patrimonio

Château Pradeaux - B31
Bandol

Domaines Bunan (AB) - D10
Bandol et Côtes de Provence

Sud-Ouest - Armagnac :

Domaine l'Ancienne Cure (AB) - E28
Bergerac, Monbazillac, Pécharmant

Mas del Périé (AB) - D47
Cahors

Clos Triguedina - J47
Cahors

Château d'Aydie - E7
Madiran et Pacherenc du Vic Bilh

Domaine Cauhapé - G10
Jurançon

Val de Loire - Vendée :
La Tour Saint Martin / Le Claux Delorme - G40
Menetou-Salon, Valençay, Touraine

Clos des Quarterons - Amirault
(AB) - H18
Saint-Nicolas de Bourgueil, Crémant de Loire

Château de l'Aulée - A24
Crémant de Loire, Touraine-Azay-le-Rideau, Chinon

Domaine de la Châtaigneraie - A51
Vouvray

Domaine Mesliand (AB) - A2
Touraine-Amboise

Domaine Jean-François Mérieau - J20
Touraine

Domaine des Huards (AB) - F63
Cheverny et Cour-Cheverny

Domaine de l'Epinay (AB) - H49
Muscadet, IGP Val de Loire

Domaine Bonnet-Huteau (AB) - H24
Muscadet

Domaine Landron (AB) - D3
Muscadet

Domaine Bruno Cormerais
- E16
Muscadet

Domaine Cady (AB) - E57
Coteaux du Layon, Anjou, Rosé de Loire, Cabernet d'Anjou

Château du Breuil 
- A36
Coteaux du Layon, Anjou, Savennières

Château de Tracy - F7
Pouilly-Fumé

Vallée du Rhône :
Domaine des Favards - E31
Côtes-du-Rhône

Domaine Usseglio Raymond & Fils - B19
Châteauneuf-du-Pape

Retrouvez également certains de ces vignerons dans l'article consacré à l'édition 2013.

Je vous souhaite une excellent salon, puisse-t-il être riche en belles rencontres et en délicieuses découvertes ! N'hésitez pas à me faire part de vos impressions dans les commentaires (et partager également vos bonnes adresses) !

 


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Eric Leblanc - 19:15 - rubrique Chroniques bachiques - Version imprimable - Permalien - 2 commentaires - Lu 314 fois

Jeudi 06 Novembre 2014

Tirer le groslot #1 : Un p'tit goût de revins-y !

Dans la famille des cépages trop longtemps méprisés et aujourd'hui en cours de réhabilitation, le blogueur soucieux de contribuer (à sa modeste mesure) à la dite réhabilitation n'a malheureusement ou heureusement (question de point de vue) que l'embarras du choix, tant nombre de cépages ont été abandonnés ou oubliés avant d'être repris (ou pas) en considération.

Tandis que Michel Smith (blog Pour le Vin) défend depuis fort longtemps le carignan jusqu'au point de présider l'association Carignan Renaissance, le toulousain David Farge (blog d'Abistodenas) se pose en cinsault(veur) de cet autre cépage languedocien si longtemps décrié.

Eux sont sudistes, moi ligérien. Chacun ses tares.

J'ai donc décidé de consacrer une série au mal-aimé Groslot (plus souvent orthographié grolleau).

En France, la culture de ce cépage noir est en régression : 2 201 hectares en 2004 contre 11 400 en 1958. Elle est surtout concentrée dans la Vallée de la Loire, et plus spécifiquement en Anjou et en Touraine. On trouve aussi un peu de grolleau gris en Anjou, Vendée et Loire-Atlantique. Le grolleau blanc, quant à lui, a été signalé dans l'aire d'appellation des Coteaux-du-Layon (source Wikipédia).

Originaire de Touraine, c'est un cépage productif (jusqu'à 120 hl/ha si l'on veut bosser comme un cochon), qui donne des vins légers et peu alcoolisés. On lui attribue une bonne dizaine de synonymes comme pineau de Saumur, gamay de Châtillon (à Savennières), etc.

Son nom viendrait du vieux français grolle qui signifie la corneille aussi noire que ce raisin.  Il fait partie de l’encépagement des appellations Touraine, Rosé de Loire, Crémant de Loire, Anjou et Saumur mousseux et Rosé d’Anjou. 

Il est le plus souvent vinifié en rosé. Comme par exemple dans l'appellation Touraine-Azay-le-Rideau, où il représente au minimum 60% de l'assemblage. Je vous parlerai prochainement en détail de cette AOC qui produit uniquement des vins rosés ainsi que des blancs (à base de chenin).

Malgré donc cette forte régression des surfaces plantées, au profit du cabernet franc et du gamay, cépages considérés "plus nobles", plusieurs études récentes ont "démontré que le grolleau avait un fort potentiel de développement, tant pour des vins rosés fruités et légers que pour des rosés plus complexes et concentrés, et également pour des rouges en assemblage avec le cabernet franc. Les atouts du grolleau noir sont un faible degré alcoolique naturel à maturité et une palette aromatique florale et fruitée, caractéristiques recherchées dans la conjoncture actuelle".

S'il se voit donc réhabilité en rosé ou en assemblage en rouge, un vin rouge 100% grolleau ne bénéficie aujourd'hui d'aucune appellation. D'où la mention "Vin de France" de cette bien-nommée cuvée "Revins-y" de Pascal et Christine Pibaleau.


Rendons à César ce qui appartient à César, l'appellation Touraine-Azay-le-Rideau doit beaucoup à ce talentueux couple de vignerons, qui a largement contribué à la tirer vers le haut.

Le domaine a vu le jour en 1886. Il est resté depuis une entreprise familiale où les générations se succèdent, se consacrant uniquement à la vigne et au vin. La propriété représente aujourd'hui 12 hectares de vignes conduites selon une culture biologique et biodynamique.

 
Ce vin de soif par excellence, idéal pour saucissoner entre copains,
confirme le désormais célèbre dicton de mon cru :

"si le grelot fait gling-gling, le groslot fait glougou" !
 
 


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Eric Leblanc - 18:56 - rubrique Chroniques bachiques - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 100 fois

Mardi 04 Novembre 2014

Moules, frites et jambon blanc @ La Cantine (Pérenchies)

Interview du taulier, David Deltombe

"Entre bar-brasserie traditionnelle et bar à vins (et bières et spiritueux), la frontière ne demandait qu'à être franchie. La Cantine réunit les deux univers autour d'une même table. Lieu convivial, familial, la cantine se veut un espace de rencontre autour d'un bon verre" dixit David Deltombe, le nouveau propriétaire depuis le 9 octobre 2014. 

Rencontre avec ce sympathique taulier aux lunettes improbables.
 

Parle-nous un peu de ton parcours ?


Technicien de labo en sortant de l'école, j'ai tout de suite travaillé dans le milieu brassicole (Interbrew, Heineken). Puis l'envie de produire m'est venue et j'ai travaillé pour les 3 Brasseurs sur Dunkerque et Calais. Etant passionné par le vin et les spiritueux, j'ai souhaité approfondir mes connaissances et les techniques de ventes, en me formant au métier de caviste. J'ai alors travaillé à La Vignery, sur Marquette-lez-Lille et Seclin. Et enfin, avant de reprendre La Cantine, j'ai travaillé pour un "brasseur" comme on dit dans le Nord, un établissement qui vend bières, vins et spiritueux aux particuliers et aux professionnels CHR. 

Comment est né ce projet ? Pourquoi as-tu repris ce bar/brasserie à Pérenchies ?

L'occasion fait le laron comme on dit !!! Du projet initial, trop ambitieux aux yeux des banques, la reprise d'un établissement type bar/brasserie a naturellement découlé des difficultés que l'on peut rencontrer lors d'une création ou d'une reprise d'un fonds de commerce. Pérenchies est une ville-village, avec une ambiance générale très conviviale. Elle m'a très bien accueilli. Ce n'est pas tout à fait le fruit du hasard si je suis ici, et mon choix s'avère bon.

Parle-nous du concept de ton établissement, "entre bar/brasserie et bar à vins" ?


J'aime les ambiances bar et brasserie. Ici, la clientèle est une grande famille, tout le monde se dit bonjour, se serre la main... La convivialité qui règne dans cet établissement est tout à fait ce que je cherchais. Le bar à vin (et à bière et à spiritueux) vient en complément. On a rarement dans ce genre d'endroit l'habitude de voir autre chose que Leffe ou Jupiler, à savoir une cave remplie de flacon inconnue et des spiritueux non-présents dans les rayonnages des grands magasins (pour la plupart !). J'apporte ici ce que l'on trouve plus facilement au coeur des grandes villes et qui est souvent réservé à une certaine clientèle. Ici, à Pérenchies, je n'imaginais pas pouvoir si rapidement intéresser autant de personnes. Ça commence à faire son petit bonhomme de chemin. Les gens osent essayer, aiment ou pas, mais là aussi l'accueil est bon.

Comment as-tu construit ta gamme de vins ? Comment souhaites-tu la faire évoluer ?

Mes vins sont à l'image de La Cantine : conviviaux ! La plupart de ma gammme est constitué de vins de vignerons-amis. La qualité d'un vin passe aussi par le vigneron. Je m'explique : le vin peut être le meilleur du monde, mais si le vigneron n'a pas cette petite étincelle au coin de l'oeil quand il en parle, il me manque quelque chose. Ce n'est pas simplement une question de produit, mais d'Homme aussi. Je ne presente pas les vins dont tout le monde parle dans les magazines, mais qui ont une histoire (que j'aime autant partager que le vin lui-même). Comme je le disais, un vin a une histoire : il naît, on l'élève, puis le temps le change, le fait évoluer. Derrière tout ça, il y a un terroir constitué d'un sol, d'un climat, d'un millésime, de raisins et d'un homme ou d'une femme. L'évolution de cette gamme se fera parallèlement aux rencontres que je ferai !


Un jambon blanc, l'accord parfait avec des moules-frites...

On trouve une sélection pointues de bières et de spiritueux (notamment de whiskies), plutôt atypiques dans un lieu comme le tien. Dis-nous en plus !


Ah la bière... la bière ! Je suis du Nord, on ne se refait pas ! Depuis ma sortie de l'école, je n'ai, pour ainsi dire, jamais quitté ce produit. Analyse, vente, production et bien sûr dégustation, je l'aime ce produit. Il est merveilleux, et je veux lui rendre ces lettres de noblesse. On peut penser que c'est facile de vendre de la bière aux nordistes, et bien je vous assure que non ! Il est plus simple de faire découvrir de jolis produits à des néophytes ! Les consommations sont très HABITUELLES dans le sens routinier du terme ! Quatre bières sont proposées à la pression : Jupiler, Leffe, Anosteké, Cuvée des Trolls. Et bien, il est très difficile de changer les habitudes : Jupiler et Leffe sont les best-seller, mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Non pas que je critique la qualité des produits mais l'habitude est plus dure a combattre que l'ignorance ! Quand on ne connaît pas, on se rabat souvent sur ce que l'on connaît, par facilité ou pour se rassurer, je ne sais pas !


Anosteké : traduction phonétique de "tot anoste keer", expression flamande signifiant "à la prochaine". Une bière au caractère bien houblonné de l'excellente Brasserie du Pays Flamand


Punk IPA de la brasserie écossaise BrewDog,
l'une des bières atypiques à découvrir...

En spiritueux, c'est un peu pareil, les produits choisis sortent de l'ordinaire et chaque bouteille vidée sera remplacée par une autre référence, histoire de faire changer les habitudes. Ce choix d'éclectisme a pour but de partager autour d'un produit, entre les amateurs et moi-même (et d'en apprendre autant de leur part). Du partage et de la convivialité !

Ton coup de coeur du moment en vin ?

C'est difficile à dire et à choisir, mais bon il faut bien se jeter à l'eau ! La cuvée Constance blanc en Bourgogne Chitry de chez Olivier Morin. Je profite que cet extraordinaire vigneron ne soit pas encore trop connu pour avoir ses vins en gamme. Une finesse, une justesse, une précision dans l'équilibre, les arômes et la texture de ce blanc. Un bourgogne générique qui devrait à mon sens passer en cru, au même titre que le Chablis ou l'Irancy de la même région.

Ton coup de coeur du moment en bière ?

Encore plus dur, mais si je dois être vrai avec moi-même, je dirais la Orval. Une trappiste atyique, pour les amateurs, vraiment pour les amateurs. Ce que je dis n'est pas commerçant mais j'ai du mal à lâcher un de ces flacons à des amateurs non-avertis. C'est peut être la trappiste la plus authentique qui soit à mon goût. Le fait de la vendre vieillie (2 ans) lui confère des arômes extraordinaires, d'une complexité difficilement égalable (si ce n'est certaines gueuzes vieillies). Bref, un monument de la bière belge !

Ton coup de coeur du moment en whisky ?

Incontestablement Glen Keith 1993 19 ans 46% de Coopers Choice. Nez partagé entre le panier de fruits d'automne et la bruyère verdoyante des prairies écossaises. Sa droiture et sa texture, sa douceur et son intensité aromatique. Nez et bouche en harmonie et sa finale douce et longue. Il se suffit à lui même, mais des accord en finesse sur une pomme au four, ou une poëlée de poires au beurre demi-sel... Une fois la bouteille finie, elle sera remplacée par autre chose (comme la plupart de ses "copines" de la gamme) !


Prévois-tu d'organiser des dégustations ?

C'est prévu et dans l'ordre des choses, je pense !

Prévois-tu de développer un côté "cave" ?

Oui, certainement. Je vais m'y coller afin que les produits puissent se déguster ailleurs qu'à La Cantine !

Quels sont les premiers retours des clients habitués à la précédente équipe ?

Ils reviennent, c'est le plus beau des compliments, non ?!

Quels sont tes projets ?

Des vacances, un jours peut-être !!!... Non, je rigole. Nous avons bien demarré, j'espère pérenniser ce démarrage et faire encore évoluer le tout : clientèle, gamme, plats, évènements...

 

La Cantine
8 rue Edouard Agache
59840 Pérenchies
03 62 52 41 23
www.lacantine-perenchies.fr
 


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Eric Leblanc - 19:23 - rubrique Du Miam et du Glou ! - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 366 fois

Quand la RVF évoque la "Renaissance des Vins de Chinon"...


Comment vous dire ?...

De prime abord, cet article m'a vraiment énervé.

Et c'est reparti pour l'énième refrain de la "belle endormie", sorte de poncif en forme de marronnier que les journalistes (parisiens, mais pas que) aiment bien employer pour caractériser ma Touraine natale, qu'il s'agisse de sa capitale ou nombre de ses appellations viticoles...

Et allons-y pour le couplet sur Charles VII, Jeanne d'Arc et Rabelais, en guise d'introduction...

Et de sembler découvrir que l'on produit de très grands vins à Chinon. Et pas que des cuvées sur le fruit, mais aussi des grands vins de garde...

Et où j'apprends que "les vins offrent des profils typés en monocépage ou au travers d'assemblages (cabernet franc et cabernet sauvignon)". Quoi ? Du cabernet sauvignon au royaume du breton (nom local du cabernet franc) ???... Bon OK, un bon point pour le journaliste Jean-Emmanuel Simond, j'apprends en lisant le cahier des charges de l'AOP que le cabernet sauvignon est effectivement accepté en cépage accessoire. Néanmoins, à ma connaissance, aucun vigneron n'en plante (mais ceci est un détail).

Comment vous dire ?...

Ce terme de "Renaissance" m'agace profondément.

Comme si des vignerons tels que Bernard Baudry, Philippe Alliet, Jérôme Lenoir, Etienne de Bonnaventure ou Pascal Lambert - pour ne citer que ceux-là - ne s'évertuaient pas depuis des années (voire des décennies) à magnifier le cabernet franc, pour le plus grand plaisir des amateurs...

Est-ce à dire que quelque chose n'existe qu'à partir du moment où le regard - en l'occurence des journalistes et critiques - se pose dessus ? Si la nuit, on ne lève pas les yeux au ciel, les étoiles ne brillent-elles pourtant pas ?...
 
 
Heureusement, on est quelques-uns à ne pas avoir attendu cette reconnaissance tardive pour en planquer au fond de la cave... ;-)

Puis, une fois l'agacement passé, j'ai lu en détail l'article, dont je partage finalement l'analyse lucide :

"Chinon a longtemps mal géré sa notoriété. Comme à Chablis, à Pommard et dans d'autres appellations connues du pays, certains propriétaires s'étaient assoupis au fil des ans, se laissant porter par la réputation du lieu, se contentant de vins très moyens. Le grand cépage cabernet franc était régulièrement défiguré par les rendements, les vins s'élaboraient à partir de raisins imparfaitement mûrs...".

Et de poursuivre : "Par chance, les choses évoluent. Depuis quelques temps, une génération de jeunes vignerons ambitieux (Bertrand Sourdais, Johann Spelty...), élevée aux côtés des domaines de référence (Bernard Baudry, Charles Joguet, Philippe Alliet...), sonne le réveil de l'appellation. Les conversions à l'agriculture biologique se multiplient, après des décennies d'excès dans le traitement des sols à coups de produits de synthèse".

Le palmarès regroupe la très grande majorité des bons faiseurs de l'appellation, qu'ils fassent parties des "domaines de référence" (Baudry, Alliet, Coulaine, Joguet...), des "outsiders" (Nicolas Grosbois, Fabrice Gasnier, Bertrand Sourdais, Jean-Max Manceau...), des "tendance nature" (Frédéric Sigonneau, Pascal Lambert, Jaulin-Plaisantin, Catherine et Pierre Breton...). Auxquels j'ajouterais volontiers Marc Plouzeau du Château de la Bonnelière et le tiercé gagnant du Domaine Alcofribas.

Autre intérêt de l'article, l'attention portée aux chinons blancs mérite d'être souligné.

Enfin, ceux qui ont eu la chance de déguster un Clos de la Dioterie 1989 ou Les Picasses 1990 ne peuvent que se réjouir des focus consacrés aux domaines "historiques" Charles Joguet et Olga Raffault, pour lesquels on peut réellement parler, pour le coup, de "renaissance". Le premier depuis qu'Anne-Charlotte Genet et Kevin Fontaine ont pris les rênes du domaine, il y a 7 ans. Le second depuis que Sylvie, la petite fille de la fameuse Olga Raffault, est revenue au domaine en 2000, secondée par son mari Eric de la Vigerie.
 

Tout comme ceux consacrés au "rayassien" Jérôme Lenoir, aux "outsiders" Bertrand Sourdais et Johann Spelty, et au "naturiste" Frédéric Sigonneau.

Bref, il y autant de Chinons que de terroirs différents et de vignerons talentueux !

Le Chinon, c'est bon, buvez-en !

Et comme disait Rabelais : "Jamais homme noble ne haït le bon vin".

 


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Eric Leblanc - 11:28 - rubrique Chroniques bachiques - Version imprimable - Permalien - 3 commentaires - Lu 565 fois

Vendredi 31 Octobre 2014

Vendredi du Vin #70 : HALLOWINE, les vins qui font peur

Cachez ce Muscadet que je ne saurais boire !...

Face à un client, ou lors d'une dégustation, certains mots font souvent peur...

Mais de quoi parle-t-il ? Des termes techniques genre "réduction", "anthocyanes" ou "fermentation malolactique" ? Aussi, mais non. Ceux-là, ils ne font pas vraiment peur. Ils sont juste incompris la plupart du temps, hormis d'une poignée de geek du pinard.

Non, je veux vous parler de mots qui font vraiment, mais VRAIMENT PEEEEUR !

Vous ne voyez toujours pas ?...

OK, je me lance...

(Mais je vous aurais prévenu, accrochez-vous au siège...)

BEAUJOLAAAIS !!!


"AAAAAAHHHHHH !!!!... Non, pas du bojo nouveau !..."

JURAAA !!!

"AU SECOOOOURS !!!... Par pitié, pas un vin éventé !..."

Quoi, vous en voulez encore ???!!!

OK, je vois que vous aimez avoir peur...

Accroche ton dentier, Ginette !...

...

MUUUSSSSCAAAAADET !!!
 
 
"HIIIIIII !!!!... Oh non, plutôt boire de l'acide chlorydrique !..."

 
Voilà. Vous avez bien flippé. Je vous avais prévenu, pourtant. Et encore, je suis sympa, j'aurais pu continuer avec quelques autres noms d'oiseaux de mauvaise augure :

"vins rouges de Loire !" (des p'tits vins à boire glacés, qui ne se gardent pas !...)

"rosé !" (c'est pas du vin !...)

"porto !" (mais c'est plus l'époque du melon !...)

"cru bourgeois" (mais je ne bois que des crus classés, mon bon monsieur !...)

Bref, vous voyez où je veux en venir : les (trop) nombreux A PRIORI qu'ont beaucoup de consommateurs vis-à-vis de tel ou tel vin ou appellation...

Pas tous les jours facile de travailler à l'extension du domaine de la lutte...

C'est drôle, pendant que j'écris ses lignes, je regarde d'un oeil distrait - j'écoute surtout - Led Zep jouant Stairway to Heaven (fabuleux live @ Earl's Court en 1971). Et je me dis qu'il est bien triste qu'autant de gens soient si bornés, et surtout si dénués d'ouverture d'esprit et de curiosité. Dommage pour eux, finalement, ils passeront simplement à côté d'innombrables plaisirs bachiques, comme autant de marches vers le paradis gustatif...

En parlant du Muscadet - puisque c'est de cet horrible épouvantail dont je veux vous parler aujourd'hui - il me revient en mémoire les commentaires d'un client à l'approche des fêtes de fin d'année. Visiblement aisé financièrement, et recevant ses beaux-parents - lesquels, vous vous en doutez, ne buvaient que des "grands crus" (sic) - ce monsieur souhaitait donc épater la galerie (en mode "le prix n'est pas un problème").

"Pas de problème, mec. Balance ton menu, qu'on rigole".


Pour chaque plat, je l'oriente donc vers de "belles" bouteilles (chères, mais pas trop quand même), de celles qui font bien devant Beau-Papa. Des noms qui parlent, même si on n'en a jamais bu : Chablis, Sancerre, Côte-Rôtie, Châteauneuf-du-Pape, Saint-Emilion, Pauillac... Bref, ceux-qui font bien sur la table dominical. Qui pose son homme. Qui marque socialement. Et s'il y a écrit "Grand Cru" dessus, c'est mieux.

"Et qu'avez-vous prévu en entrée ?
- Des huîtres.
- Dans ce cas-là, je vous conseille un vin blanc bien sec, avec une belle vivacité (surtout, ne pas prononcer "acidité", ça fait flipper le quidam moyen) et un côté un peu iodé. Je vous propose cet excellent Muscadet (à 5-6 euros la bouteille)".

Je me rappellerai toujours de sa réponse :

"Quoi, vous vous foutez d'ma gueule (car oui, les gens sont toujours aimables et polis) ? J'vais passer pour un con si je sers du Muscadet. Vous n'avez pas autre chose (traduction : "je ne suis pas un clodo, sors-moi une bouteille à 15 euros minimum"), un Condrieu par exemple ?"

Réflexion à moi-même : "Quoi, du viognier sur des huîtres ? Mais pourquoi pas servir carrément un jus d'abricot, ducon !!!... Et pourquoi pas un Sauternes ?...".

Moment de solitude. Mais on reste zen. On insiste un peu, précisant que c'est quand même l'un des plus jolis accords, qu'il y a d'excellents vins dans le Muscadet. Mais on voit rapidement que c'est un cas perdu. Le mec ne boira que de jolies étiquettes "qui brillent".

Que lui ai-je conseillé, pour finir ? Je ne sais plus, sans doute un grand "classique" pour ne pas apeurer sa bourgeoise de belle-doche : un petit Chablis ou un Sancerre bien variétal, sans doute, deux ou trois fois plus cher.

"Tant mieux commercialement", vous me direz. Avant d'ajouter : "si ça lui fait plaisir de boire des étiquettes... l'important, c'est qu'il soit content et qu'il ait envie de revenir t'acheter du vin...". Et vous aurez raison, bien sûr. Sauf que parfois, c'est vraiment désespérant.

Autre exemple récent, je vais depuis quelques temps dans un club d'oenologie. Le principe est sympa : à tour de rôle, chacun est invité à monter une dégustation thématique. Et là, je propose de leur faire goûter une sélection de muscadets "haut de gamme", taillés pour la "garde", histoire justement de casser quelques a priori.

Les réactions diverses ne tardent pas à fuser. Si quelques-uns s'enthousiasment, je vois bien que ça ne fait pas rêver la majorité. Certains s'étonnent poliment (ah bon, il y a des muscadets de "garde" ?), voire ricannent gentiment (merci, mais je tiens à mon foie).

Etc, etc.

Inutile de vous faire un dessin.

Bref, je leur ai concocté une sélection aux p'tit oignons, en essayant de représenter les différentes régions du Muscadet (Sèvre-et-Maine, Côtes-de-Grandlieu, Coteaux-de-la-Loire), et m'attachant à montrer l'incroyable diversité de terroirs de ce vignoble (amphipolite, gabbro, gneiss, orthogneiss, granit, micaschiste, roches magmatiques...).

Dans le désordre :

Muscadet Côtes-de-Grandlieu 2011
Domaine de l'Aujardière - Eric Chevalier


Clos de la Fèvrie 2010
Domaine Le Fay d'Homme - Vincent Caillé

Rubis de la Sanguèze 2010
Clos de la Barillère - Xavier Gouraud


Nectar de l'Erdre 2009
Domaine de Port Jean - Daniel et Cyrille Becavin

One 2011
Domaine du
Grand Mouton - Marie-Luce Métaireau et JF Guilbaud

Gneiss 2012
Domaine de l'Ecu - Guy Bossard et Frédéric Niger Van Herck

Orthogneiss 2011 (Domaine de l'Ecu)

Granit 2011 (Domaine de l'Ecu)

Les Dabinières 2012
Domaine Bonnet-Huteau - Rémi et Jean-Jacques Bonnet

Les Gautronnières 2012 (Domaine Bonnet-Huteau)

Les Laures 2011 (Domaine Bonnet-Huteau)

A ceux-là, j'aurais pu en ajouter bien d'autres, parmi les pionniers de ce renouveau qualitatif : Jo Landron, Luneau-Papin, Bruno Cormerais...  ou encore Jérôme Bretaudeau (j'ai découvert ses vins à la dernière édition de la Dive Bouteille, je me suis pris une énÔrme claque).

Si les avis ont pu diverger sur certains vins, tous ont été surpris par la complexité et la variété des profils aromatiques, souvent bien éloignés de l'image "classique" que l'on peut avoir du Muscadet. Et de reconnaître l'incroyable rapport qualité-prix-plaisir de ces vins (entre 6 et 15 €) ! A l'aveugle, peu de dégustateurs auraient placé ces vins en Loire-Atlantique... comme l'ont prouvé par le passé d'autres dégustations à l'aveugle "opposant" Muscadet et grands vins blancs d'autres vignobles, comme celle-ci.

Et de se rendre compte de l'aspect "gastronomique" de ces vins raffinés, qui ne sont pas destinés à être bu uniquement avec des produits de la mer, mais aussi des plats épicés, exotiques, des viandes blanches, des fromages...

Malheureusement, cette région viticole souffre encore d'une image déplorable pour beaucoup, liée en grande partie à une stratégie quantitative plus que qualitative de la grande majorité des vignerons nantais (70% est vendu au négoce).
 
Ce vignoble se remet péniblement de la terrible crise de 2008, qui a conduit à l'arrachage de près de 20% du vignoble.

Comme l'écrit le journaliste de Breizh-Info dans son article "Muscadet : le dernier des grands vins blancs" : "Rien n’y fait ! Le désamour entre les Nantais et le Muscadet paraît manifeste. Ce divorce résulte de trois longues décennies d’errements, durant lesquelles, une production de grande diffusion, assise sur une production libérale,  s’est appliquée à discréditer le grand potentiel du terroir".

Pour lutter contre cet état de fait, l'association Les Vignes de Nantes s'est créée, regroupant la majorité des meilleurs vignerons de l'appellation, dont les vins sont pourtant présents sur les plus belles tables de la planète.

Quant à moi, je vais poursuivre le combat pour la reconnaissance des grands vins du Muscadet, en servant ce soir à nos convives cette magnifique cuvée "Haute-Tradition" 2010 de Jo Landron, pour magnifier un plat oriental...
 
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Eric Leblanc - 09:54 - rubrique Vendredis du Vin - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 231 fois

Lundi 27 Octobre 2014

J'ai vendangé du charbonnay sur un terril (2ème partie)

Les Vins Audacieux d'Olivier Pucek et d'Henri Jammet


 
Olivier Pucek est un enfant du pays, né à Bruay-la-Buissière, commune voisine d'Haillicourt dans le Pas-de-Calais. Ce descendant d'une famille de miniers polonais habite en Charente depuis 1990, dans une maison au milieu des vignes de l'appellation Cognac.

Très intéressé par le vin et la viticulture, il cherche à travailler quelques arpents de vignes, en parallèle de son activité professionnelle (il est aujourd'hui directeur de l'office HLM départemental), et découvre ainsi le terroir de Saint-Sornin, en charente périgourdine.

Sa rencontre avec Henri Jammet est déterminante. A l'époque, ce vigneron venu de l'Aude était président de la Cave Coopérative de Saint-Sornin (seule cave charentaise à produire 100% de vins de pays). Avant de devenir le seul viticultureur indépendant de ce vignoble, il y a une dizaine d'année, en tentant le pari de la qualité. Pour cela, il passe de 20 à 2,5 hectares et décide de planter du chardonnay et du chenin à une densité de 10 000 pieds/ha sur un coteau exposé plein sud, d'argiles rouges à silex. Ainsi est né le GUIMBELOT, grâce à la complicité de 150 souscripteurs.
 

Crédit photo : La Voix du Nord
 
Olivier décide de passer le pas et plante avec l'aide d'Henri un peu plus de 2 hectares de vignes (dont 1,7 ha en haute densité) en 2009. Alors qu'Henri privilégie les cépages blancs, Olivier décide de planter du gamay à jus blanc, mais aussi du gamay de bouze (car intéressé par l'initiative d'Henri Marionnet) et du pinot noir (car grand amateur des vins de Bourgogne). Ainsi est né le MAVERLAN. Autodidacte, ses études universitaires en biologie l'aident bien, en plus des conseils d'Henri et d'un oenologue.
 

Maverlan "Marguerite" 2013 (gamay, gamay de Bouze)
Robe violine profonde. Nez expressif marqué par le gamay de bouze. Effectivement, on retrouve en bouche la trame tannique donnée par ce cépage. Tanins soyeux, belle concentration malgré le jeune âge des vignes. Très agréable à boire aujourd'hui, mais qui devait certainement très bien évoluer dans les prochaines années. NB : ce vin a été vinifié et élevé de façon traditionnelle dans des barriques de 400 litres et des fûts d'un an (achetés au Château Sociando-Mallet)

Guimbelot "Chenin" 2012
Robe d'un jaune d'or éclatant. Nez bien ouvert sur le coing, la poire et autres fruits à chair blanche, avec un côté beurré donné par le bâtonnage. En bouche, on retrouve ces arômes et ce gras pressenti au premier nez. Un vin très atypique, loin des standards de Touraine ou d'Anjou, plus sur l'opulence que la minéralité.

Leurs vins sont avant tout commercialisés au domaine et présents sur les belles tables et cavistes régionaux.

Genèse du projet

Certain du potentiel agronomique du terril 2bis d'Haillicourt (forme cônique, taille humaine, présence d'une flore, environnement intéressant), Olivier contacte en 2010 l'Etablissement Public Foncier du Nord-Pas-de-Calais et trouve une oreille attentive, en la personne de son directeur, Marc Kaczynski. Le projet trouve ensuite un écho favorable auprès du maire d'Haillicourt, ancien paysagiste, et de son conseil municipal.

Olvier, Henri et quelques amis décident de créer la SARL LES VINS AUDACIEUX et signent un partenariat avec la commune pour financer les coûts d'implantation : 1/3 pour la mairie, 2/3 pour la SARL.

Coûts d'implantation très élevés (environ 100 000 euros pour les 3 premières années, soit 2 fois plus qu'en Charente) car tout doit se faire manuellement et à dos d'homme : défrichage à la pioche et à la pelle, construction d'un escalier central, installation d'une citerne d'eau...

Un agent en emploi aidé est embauché par la Mairie pour les travaux à l'année (son financement est assuré sur le même principe 1/3 - 2/3).

Caractéristiques du terroir et spécificité du vignoble

Terrain peu fertil, perméable et drainant, composé de couches du carbonifère. Peu d'humus. Sol noir de schistes, grès et fossiles de charbon qui garde la chaleur. Pente à 80% exposée plein sud, constamment léchée par le vent.

Olivier et Henri décide de planter 2000 pieds de chardonnay, cépage qui s'adapte bien au climat septentrional. Ils choisissent des plants très peu vigoureux et surtout avec des points de greffe haut (porte-greffes allongés) pour favoriser la hauteur du feuillage et donc la photosynthèse. A part cela, la taille est classique et courte.

2013, le premier millésime

Le projet est couronné de succès. La qualité des raisins est au rendez-vous. Les grappes sont petites et saines. Les vignes sont très peu touchées par les maladies.

Environ 150 bouteilles d'un "joli vin blanc sec, franc et droit" (selon Olivier), sont produites. Le vin, vinifié "à la bourguignonne" (en barrique avec bâtonnage régulier), titre 12,5° sans chaptalisation ou désacidification.

Son nom était tout trouvé.
 

NB : j'aurai l'occasion de déguster cette première cuvée en novembre, je ne manquerai pas de vous en parler !

On est donc bien loin du "vin pour rigoler" ou "trafiqué". En effet, Olivier et Henri ont bel et bien la volonté de produire le premier "grand vin" du Nord-Pas-de-Calais. Ces premiers résultats encourageants renforcent leur détermination !

L'association 2bis & tertous

Le Nord-Pas-de-Calais étant considéré, au même titre que le Bretagne, par l'INAO comme "non-viticole", la seule solution de valoriser cette production a été de créer l'association 2bis & tertous. Ainsi, seul ses membres pourront se procurer les précieuses bouteilles (1/3 étant déjà réservé d'office pour la mairie).

Document de présentation de l'association en PDF.


Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à contacter Yves LEPERS au 06 79 54 74 90 ou 2bis.tertous.asso@gmail.com

Les projets

Olivier regrette cette absence de liberté d'expérimenter et de créer, et espère que la législation évoluera positivement dans les prochaines années pour qu'ils puissent commercialiser les vins librement, à l'instar des voisins belges et britanniques.

L'autre but est de structurer l'association et que celle-ci devienne un véritable lieu de découverte de la vigne et du vin (cours de taille, animations oenologiques, vendanges, visites de vignobles, etc.).

Il est prévu également une extension du vignoble sur la partie ouest du terril.
 
Partir à l'assaut d'autres sites miniers ? Pourquoi pas, mais il faudrait une équipe dans le Nord-Pas-de-Calais, et des investisseurs. 

En attendant, Henri et Olivier dispensent leurs conseils à 2 vignobles associatifs dans le Pas-de-Calais (Liévin et Givenchy-en-Gohelle).
 
Peut-être verra-t-on un jour apparaître une IGP ou AOP Côtes-de-Terril, sait-on jamais !

En attendant, faites comme moi, adhérez à l'association 2bis & tertous !

 


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Eric Leblanc - 17:44 - rubrique Chroniques bachiques - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 316 fois

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